Madame La Perrière (1605-1677) a trouvé le moyen d'imiter le Point de Venise en travaillant sur un parchemin provisoire et en organisant la division du travail.
Colbert décide l'installation d'une manufacture royale de dentelles en 1665 étant donné l'existence de ce savoir-faire dentellier. Près de huit mille personnes à Alençon et dans les environs (Sées, Argentan, jusqu'à Falaise, Mamers, Beaumont...) réalisent du point à l'aiguille, qui va porter le nom de Point de France.
A partir de 1675, le monopole d'Etat n'est pas renouvelé. Alençon profite de son autonomie pour développer le Point qui lui est propre avec l'invention du réseau qui le rend plus délicat encore : le Point d'Alençon est né.
La révolution n'arrête pas la fabrication de la dentelle d'Alençon, mais elle lui porte un coup important.
Au milieu du XIXè siècle, le Second Empire rétablit le goût du luxe et le Point d'Alençon remporte de nouveaux succès aux Expositions Industrielles et Universelles.
Lors de la première Exposition Universelle à Londres en 1851, le Point d'Alençon est qualifié de "reine des dentelles".
A partir de 1880, c'est le début d'un irrémédiable déclin dû à la concurrence de la dentelle mécanique et à l'évolution de la mode.
En 1976, l'Etat crée l'Atelier national du Point d'Alençon où aujourd'hui encore, une dizaine de dentellières perpétue ce savoir-faire et réalise des pièces destinées au Mobilier National.